Piscines publiques & Territoires
À Anglet, le futur centre aquatique remplace El Hogar
À Anglet, la piscine El Hogar, construite en 1974, doit fermer en août 2025 pour céder la place à un centre aquatique de 26 millions d’euros. Bassins, usages, chantier, continuité pour les nageurs : ce que ce projet révèle des enjeux d’une piscine publique aujourd’hui.
L’essentiel
- La piscine El Hogar, construite en 1974, doit fermer en août 2025 afin de laisser place à un nouveau centre aquatique à Anglet.
- Le projet annoncé représente 26 millions d’euros et prévoit trois bassins principaux, une pataugeoire, un parvis et des places de stationnement.
- La surface d’eau passerait de 240 à 800 m² : un gain qui facilite la séparation des activités, sans garantir à lui seul plus de créneaux publics.
- L’ouverture du futur équipement n’est pas précisée : pendant le chantier, scolaires, clubs et familles devront suivre les solutions de continuité proposées.
- Un centre aquatique se juge autant par ses horaires, son personnel, sa qualité d’eau et son accessibilité que par la taille de ses bassins.
À Anglet, la fermeture annoncée de la piscine El Hogar en août 2025 ouvre une séquence plus large qu’un simple remplacement de bâtiment. Construite en 1974, l’installation avait été pensée pour une ville d’environ 25 000 habitants. Elle doit laisser place à un nouveau centre aquatique conçu pour répondre aux besoins d’une commune qui compte aujourd’hui 40 000 habitants.
Le projet représente un investissement de 26 millions d’euros. Il prévoit trois bassins principaux, une pataugeoire et une surface d’eau portée de 240 à 800 m². Cette évolution répond à un défi familier pour de nombreuses collectivités : conserver un accès à l’apprentissage de la nage, aux pratiques sportives et aux loisirs, tout en remplaçant des équipements devenus trop petits, trop contraints ou trop coûteux à exploiter.
26 M€
investissement annoncé pour le projet
800 m²
de surface d’eau prévue
240 m²
de surface d’eau à El Hogar
3 bassins
principaux annoncés, plus une pataugeoire
Pourquoi El Hogar ne répondait plus aux usages actuels
Une piscine publique ne se résume pas à un bassin et à quelques lignes d’eau. Elle doit faire cohabiter des objectifs qui se concurrencent souvent : apprentissage scolaire, créneaux des clubs, nage sportive, séances d’aquagym, accueil des familles, publics âgés ou personnes ayant besoin d’une activité adaptée. Dans une installation à bassin unique ou à faible surface d’eau, chaque activité prend mécaniquement de la place sur les autres.
El Hogar disposait de quatre lignes d’eau et de 240 m² de plan d’eau. Cette configuration a permis à plusieurs générations d’Angloys d’apprendre à nager et de pratiquer, mais elle limite la séparation des publics et des rythmes. Un cours collectif, une séance scolaire ou un créneau associatif peuvent alors réduire fortement l’espace restant pour la nage libre.
Passer à 800 m² ne signifie pas automatiquement tripler le nombre de baigneurs admis au même moment : la fréquentation dépend aussi des dimensions de chaque bassin, des vestiaires, des circulations, du personnel disponible et du règlement intérieur. En revanche, disposer de plusieurs plans d’eau permet de spécialiser les usages et de rendre le planning plus lisible.
Surface d’eau : un indicateur utile, mais incomplet
La surface totale renseigne sur la capacité potentielle d’un centre aquatique. Pour juger le confort réel, il faut aussi connaître les créneaux ouverts au public, les plages réservées aux écoles et associations, l’amplitude horaire, l’accessibilité des vestiaires et les règles de surveillance.
Ce que prévoit le futur centre aquatique d’Anglet
Le programme annoncé repose sur trois bassins principaux et une pataugeoire. La diversité des espaces est au cœur de la logique d’un centre aquatique contemporain : au lieu de demander à un seul bassin de satisfaire tous les usages, l’équipement peut répartir les activités en fonction des profondeurs, des températures d’eau et des publics accueillis.
| Élément | Piscine El Hogar | Futur centre aquatique |
|---|---|---|
| Période de référence | Équipement construit en 1974 | Projet appelé à remplacer l’installation |
| Surface d’eau | 240 m² | 800 m² |
| Configuration connue | Quatre lignes d’eau | Trois bassins principaux et une pataugeoire |
| Budget annoncé | Non concerné | 26 millions d’euros |
| Aménagements extérieurs évoqués | Non précisés | Parvis et places de stationnement prévus |
La pataugeoire doit répondre aux besoins des plus jeunes dans un espace distinct. Elle ne dispense jamais les accompagnants d’une surveillance active et rapprochée : un aménagement adapté réduit certains risques, mais ne remplace ni l’attention d’un adulte ni le respect des consignes du personnel.
Les trois bassins sont destinés à accueillir des pratiques variées, notamment la natation, les activités aquatiques et des cours de plongée. Le détail des horaires, des températures, des profondeurs, des équipements de bien-être éventuels ou des créneaux réservés ne peut toutefois pas être déduit de la seule composition du programme. Ce sont ces informations qui détermineront, à l’ouverture, l’expérience quotidienne des usagers.
Rénover ou reconstruire : le choix derrière un projet de 26 millions d’euros
Pour une collectivité, le remplacement d’une piscine vieillissante ne se décide pas seulement en regardant l’état du carrelage ou des vestiaires. Les réseaux hydrauliques, la filtration, la ventilation, le traitement de l’air, l’étanchéité, l’accessibilité et la consommation énergétique pèsent lourdement dans la durée de vie d’un établissement. Une rénovation peut être pertinente, mais elle peut aussi imposer de longues fermetures sans résoudre les limites de surface ou d’organisation des espaces.
Le montant de 26 millions d’euros traduit l’ampleur d’une opération de création d’équipement public, mais ne permet pas, à lui seul, de conclure qu’une reconstruction est plus avantageuse qu’une réhabilitation. Pour comparer sérieusement les deux scénarios, il faudrait disposer d’un diagnostic technique complet, du coût d’exploitation prévisionnel, de la durée de fermeture, des performances énergétiques attendues et du niveau de service recherché.
Ce que peut apporter une reconstruction
- Des bassins dimensionnés pour séparer les scolaires, les clubs, les familles et la nage libre.
- Une refonte globale des vestiaires, des circulations, de l’accessibilité et des installations techniques.
- La possibilité d’intégrer dès la conception des choix sobres en eau et en énergie.
Ce que cela impose
- Un investissement initial élevé et un chantier complexe à planifier.
- Une période sans équipement sur le site, avec des conséquences pour les habitués.
- Une exploitation future qui dépendra toujours du personnel, des horaires et du budget de fonctionnement.
Le chantier : ce qui compte entre la fermeture et l’ouverture
La fermeture d’El Hogar est annoncée pour août 2025. Le projet prévoit sa démolition, puis la réalisation de nouveaux aménagements, avec notamment une dalle, un parvis et des places de stationnement. La démolition d’une piscine est une étape technique à part entière : avant de bâtir, il faut traiter l’ancien bâtiment, ses réseaux, ses matériaux et l’interface avec le futur ouvrage.
La date d’ouverture du futur centre n’est pas précisée dans les éléments annoncés. Il est donc préférable de ne pas déduire un calendrier de livraison du seul début de démolition. Dans ce type d’opération, les délais dépendent autant des études et des marchés que du gros œuvre, des lots techniques très spécifiques aux piscines, des essais et de la mise en service.
Le point de vigilance pour les nageurs
Une fermeture de piscine ne concerne pas uniquement les loisirs. Elle touche l’apprentissage scolaire, les clubs, les personnes engagées dans une pratique santé et les nageurs réguliers. La qualité de la continuité de service se mesure aux solutions réellement proposées pendant les travaux, pas à la seule annonce d’un équipement futur.
Comment les usagers peuvent s’organiser pendant la fermeture
Pour les familles, les adhérents de clubs et les nageurs qui suivent un cours, la bonne démarche consiste à anticiper dès que le calendrier de fermeture est confirmé. Les collectivités peuvent mettre en place des reports vers d’autres équipements, mais la disponibilité des créneaux, les conditions de transport et les règles d’inscription varient selon les publics.
- Vérifier les dernières dates d’accès. Consulter les communications de la ville, de l’exploitant et de son club pour distinguer la fermeture du bassin, l’arrêt des cours et les échéances d’abonnement.
- Identifier les solutions de remplacement adaptées. Un nageur autonome, une famille avec jeune enfant et un club de compétition n’ont ni les mêmes horaires ni les mêmes contraintes de transport.
- Préserver les apprentissages prioritaires. Pour un enfant en cours d’aisance aquatique ou de natation, une interruption prolongée peut faire perdre des repères. Mieux vaut rechercher tôt un créneau régulier, même moins pratique.
- Demander les modalités financières. Report d’abonnement, remboursement, transfert d’inscription ou nouvelle tarification doivent être précisés par l’organisateur du cours ou l’exploitant.
- Suivre la préparation de l’ouverture. Les futurs horaires, le règlement intérieur, les conditions d’accès et les réservations de créneaux sont des informations aussi importantes que l’architecture du bâtiment.
Un centre moderne se juge aussi à son fonctionnement quotidien
La réussite d’un centre aquatique ne dépend pas seulement de ses bassins neufs. Son intérêt public repose d’abord sur la place accordée à l’apprentissage de la nage, notamment pour les élèves, puis sur l’équilibre entre accès libre, associations, pratiques encadrées et activités familiales. Un équipement peut être très attractif tout en laissant peu de créneaux de nage libre si sa programmation est mal équilibrée.
La qualité de l’eau et de l’air intérieur est un autre point décisif. Les piscines ouvertes au public sont soumises à des règles sanitaires spécifiques, notamment celles de l’arrêté du 7 avril 1981 modifié. Le traitement, la filtration, le renouvellement d’eau, les contrôles et la tenue des installations doivent être suivis dans la durée. Pour les usagers, les signes les plus concrets restent une eau limpide, des vestiaires bien entretenus, une odeur non irritante et des équipes présentes au bord des bassins.
Enfin, la sobriété d’exploitation devient un critère majeur. Chauffer l’eau, renouveler l’air, assurer la filtration et maintenir des conditions de baignade confortables nécessitent beaucoup d’énergie. Les choix de conception peuvent réduire les besoins, mais ils ne remplacent ni un pilotage attentif ni une maintenance régulière. Dans les années qui suivent l’ouverture, la fréquentation, les consommations, les fermetures techniques et la qualité des créneaux publics seront les indicateurs les plus parlants.
Ce que le projet change réellement pour Anglet
Avec une surface d’eau un peu plus de trois fois supérieure à celle d’El Hogar, le futur centre aquatique devrait offrir un cadre plus adapté à la diversité des pratiques. Le bénéfice attendu n’est pas seulement davantage de mètres carrés : c’est la possibilité de mieux partager l’équipement entre natation, activités encadrées et loisirs.
Le véritable bilan ne se fera toutefois qu’à l’usage. Pour les habitants, les questions essentielles seront simples : pourra-t-on réserver des cours de natation facilement ? Les scolaires conserveront-ils des créneaux suffisants ? Les familles et les nageurs trouveront-ils des horaires accessibles ? Le site sera-t-il accueillant pour les personnes à mobilité réduite ? Et l’équipement restera-t-il fiable, confortable et maîtrisé dans ses coûts au fil des ans ? C’est à cette capacité à rendre le service aquatique durablement accessible que se mesure un centre public réussi.
Questions fréquentes
Quand ferme la piscine El Hogar à Anglet ?
La fermeture de la piscine El Hogar est annoncée pour août 2025. Elle doit précéder la démolition du bâtiment et la construction du futur centre aquatique. Les dates précises de fin des cours, des abonnements ou des créneaux associatifs peuvent différer de la fermeture au public : il faut les vérifier auprès de la ville, de l’exploitant ou de son club.
Quels bassins sont prévus dans le nouveau centre aquatique d’Anglet ?
Le programme annoncé comprend trois bassins principaux et une pataugeoire. La surface d’eau totale doit atteindre 800 m², contre 240 m² à El Hogar. Cette configuration doit permettre de mieux répartir natation, activités aquatiques, cours et accueil des jeunes enfants. Les profondeurs, températures, horaires et créneaux détaillés restent à préciser lors de la préparation de l’ouverture.
Pourquoi une piscine avec plusieurs bassins est-elle plus pratique ?
Plusieurs bassins évitent de faire cohabiter tous les publics dans le même espace. Un cours scolaire, une séance collective ou une activité de club peut être organisé sans condamner entièrement la nage libre. Cela améliore aussi le confort des familles et la lisibilité des horaires. Le résultat dépend néanmoins de la programmation réelle, du personnel et de la part des créneaux réservée au grand public.
Où nager pendant les travaux de la piscine El Hogar ?
Pendant la fermeture, les nageurs doivent d’abord rechercher les solutions communiquées pour leur activité : transfert de cours, créneaux dans un autre bassin, modalités particulières pour les scolaires ou les associations. Il est utile d’anticiper, surtout pour les enfants en apprentissage et les adhérents de clubs. Les possibilités concrètes dépendront des places disponibles et des conditions d’accès aux équipements de remplacement.
Le nouveau centre aquatique sera-t-il forcément ouvert plus longtemps au public ?
Non. Une surface d’eau plus grande permet davantage de souplesse, mais elle ne fixe pas l’amplitude des horaires. Celle-ci dépend du budget d’exploitation, des effectifs, des besoins scolaires, des réservations associatives et des choix de la collectivité. À l’approche de l’ouverture, il faudra regarder le planning hebdomadaire complet, pas seulement les équipements annoncés.