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À Saint-Nicolas-de-la-Grave, une piscine de 15 x 15 m en projet

Après la fermeture de l’ancien bassin en 2023, la base de loisirs de Saint-Nicolas-de-la-Grave doit accueillir une piscine de 15 x 15 mètres. Capacité scolaire, eau chauffée, abri envisagé, coût et échéances : ce que le projet prévoit, et les points qui restent à trancher.

Vue d’ensemble d’un bassin public extérieur avec lignes d’eau et rampe d’accès, dans une base de loisirs.
Vue d’ensemble d’un bassin public extérieur avec lignes d’eau et rampe d’accès, dans une base de loisirs. — Illustration générée par IA pour Piscine.fm

L’essentiel

  • Le nouveau bassin prévu à Saint-Nicolas-de-la-Grave mesurera 15 x 15 m, soit 225 m², pour remplacer la piscine fermée en 2023.
  • La zone principale annoncée fait 12 m à 1,30 m de profondeur, avec une rampe de 3 m à 40 cm pour une entrée progressive.
  • Le programme vise plus de 55 élèves simultanément et prévoit cinq couloirs, avec une eau chauffée à au moins 24 °C de juin à septembre.
  • Le budget annoncé atteint 1,4 M€ hors couverture ; l’abri optionnel peut ajouter jusqu’à 450 000 €, soit environ 32 % de plus.
  • La livraison est prévue à la mi-juin 2027, mais la date d’ouverture au public dépendra de la mise en service et de l’organisation du site.

La base de loisirs de Saint-Nicolas-de-la-Grave prépare le remplacement de sa piscine, fermée en 2023 après environ quatre décennies d’exploitation. Le conseil départemental de Tarn-et-Garonne a validé le principe d’un nouveau bassin extérieur de 15 mètres sur 15, conçu à la fois pour l’apprentissage de la nage, la pratique sportive et la baignade de loisirs.

La livraison est annoncée pour la mi-juin 2027. Le projet comprend une option importante, encore à l’étude : un abri permettant de couvrir le bassin. Au-delà de l’équipement local, ce dossier illustre les arbitrages auxquels sont confrontées de nombreuses collectivités : construire un bassin compact mais polyvalent, garantir l’accueil des scolaires, et mesurer ce que coûte réellement l’extension de la saison.

225 m²

surface d’eau prévue

1,4 M€

budget annoncé hors abri

450 000 €

montant maximal de l’option abri

mi-juin 2027

livraison prévisionnelle

Un bassin de remplacement, pensé pour plusieurs usages

Le nouvel équipement doit prendre la suite de l’ancienne piscine de la base de loisirs. Son format carré de 15 mètres de côté ne correspond pas à une piscine sportive classique de 25 mètres, mais il répond à un objectif de polyvalence : concentrer sur une surface limitée des séances scolaires, des exercices de natation et une fréquentation de loisirs.

Le programme annoncé prévoit une zone principale de 12 mètres à profondeur constante de 1,30 mètre, complétée par une rampe d’accès de 3 mètres, à environ 40 centimètres de profondeur. Cette dernière est un choix déterminant pour les groupes débutants et les personnes ayant besoin d’une entrée progressive dans l’eau. Elle ne remplace pas, à elle seule, l’ensemble des aménagements d’accessibilité qui seront arrêtés dans la conception détaillée, mais elle évite une entrée brutale dans un bassin à profondeur fixe.

Le département évoque également l’installation de cinq couloirs de nage. Sur une largeur de 15 mètres, cinq couloirs de 2,50 mètres représentent 12,50 mètres : le plan devra donc organiser les marges latérales et les équipements de séparation. Dans un bassin de cette taille, les créneaux et le partage de l’espace comptent autant que le nombre de lignes d’eau. Une séance scolaire, une nage libre et une activité encadrée ne peuvent pas toujours se tenir simultanément dans des conditions confortables.

Les caractéristiques annoncées pour la future piscine
ÉlémentCe qui est prévuCe que cela implique pour les usagers
Surface du bassin15 m x 15 m, soit 225 m²Un format compact, adapté à des usages alternés plutôt qu’à une piscine de compétition.
Zone de nage12 m à profondeur uniforme de 1,30 mUne profondeur lisible pour l’apprentissage et les exercices encadrés.
Accès à l’eauRampe de 3 m à 40 cm de profondeurUne entrée progressive, particulièrement utile avec les jeunes publics.
Lignes d’eauCinq couloirs annoncésLa configuration détaillée devra préserver des circulations sur les côtés.
TempératureAu moins 24 °C, de début juin à fin septembreUne eau chauffée pour sécuriser la programmation des séances pendant cette période.
AbriTranche optionnelle à l’étudeUn possible prolongement d’usage, sous réserve d’un choix de financement et d’exploitation.

La priorité affichée : accueillir les élèves et rassurer les débutants

Le projet vise l’accueil de plus de 55 élèves à la fois, avec une attention annoncée aux enfants en situation d’aquaphobie. Rapporté aux 225 m² du bassin, cela représente un peu plus de 4 m² de plan d’eau par élève. C’est un repère utile : l’apprentissage de la nage exige des groupes maîtrisés, des zones clairement identifiées et des adultes capables d’observer chaque enfant, notamment ceux qui ne mettent pas spontanément la tête sous l’eau ou ne se déplacent pas sans appui.

Le choix d’une profondeur de 1,30 mètre a aussi une conséquence pédagogique. Elle peut convenir aux exercices de flottaison, de déplacement et de respiration pour des enfants qui y ont pied ou presque, selon leur taille. En revanche, elle impose une surveillance et un accompagnement renforcés pour les plus petits. Pour l’aisance aquatique, les pédagogies les plus progressives privilégient habituellement des entrées graduelles, des temps de découverte et des consignes simples, plutôt qu’une mise à l’eau immédiate dans une zone profonde.

Un chiffre de fréquentation à interpréter

Le projet évoque jusqu’à 300 baigneurs en dehors des heures de cours. Ce chiffre ne précise pas s’il s’agit d’une jauge simultanée, d’un total journalier ou d’une fréquentation sur un créneau. Pour un bassin de 225 m², cette distinction est essentielle : la qualité de baignade dépend du nombre de personnes présentes au même moment, de la surveillance et du programme d’activités.

Un abri peut étendre la saison, mais ne transforme pas automatiquement le site en piscine annuelle

La collectivité étudie une tranche optionnelle pour couvrir le bassin. Le type d’abri n’est pas précisé dans le programme disponible : il serait donc prématuré de le présenter comme une halle fermée, une structure mobile ou un simple dispositif saisonnier. En revanche, la finalité est claire : mieux protéger les usages des aléas météorologiques et augmenter la fréquentation, notamment hors de la période estivale.

Un abri apporte d’abord du confort les jours frais, venteux ou pluvieux. Il peut limiter les déperditions thermiques, l’évaporation et les pollutions transportées par le vent. Ces bénéfices peuvent améliorer la régularité des séances scolaires et des animations. Mais couvrir un bassin ne suffit pas à garantir une ouverture à l’année : il faut aussi dimensionner le chauffage, l’aération si l’espace est fermé, le traitement de l’eau, les vestiaires, le personnel et les dépenses énergétiques sur une période plus longue.

Ce que l’abri peut apporter

  • Des créneaux moins dépendants de la pluie, du vent et des nuits fraîches.
  • Une baisse possible de l’évaporation et des besoins de remise en température.
  • De meilleures conditions pour programmer des cours et des animations en intersaison.
  • Une protection du plan d’eau contre une partie des feuilles et débris extérieurs.

Ce qu’il faut financer et exploiter

  • Jusqu’à 450 000 € supplémentaires selon l’enveloppe annoncée.
  • Une solution de ventilation et de gestion de l’humidité si l’abri crée un espace clos.
  • Des charges de chauffage, de maintenance et de personnel potentiellement accrues.
  • Une organisation d’ouverture à définir : un équipement couvert n’est utile que s’il est effectivement accessible.

Le piège du « couvert donc ouvert toute l’année »

Un abri réduit la dépendance à la météo, mais l’exploitation hivernale d’une piscine réclame un modèle complet : eau à température adaptée, locaux et douches utilisables, renouvellement d’air, surveillance, nettoyage et budget de fonctionnement. La décision ne se limite donc pas au coût de la structure.

Un budget annoncé à 1,4 million d’euros, hors option

Le coût de construction annoncé pour le bassin est de 1,4 million d’euros, sans la tranche optionnelle de couverture. Si cette dernière était retenue à son montant maximal de 450 000 euros, l’investissement atteindrait jusqu’à 1,85 million d’euros. L’abri représenterait alors environ 32 % du budget initial : un arbitrage financier significatif, et non un simple équipement annexe.

Ces montants ne doivent pas être assimilés à un prix au mètre carré transposable à une piscine privée ou à un autre projet public. Dans une opération collective, l’enveloppe comprend généralement bien davantage que la cuve : études, équipements techniques, traitement de l’eau, accessibilité, plages, réseaux, raccordements, sécurisation du site et dispositions nécessaires à l’accueil du public. Le détail de cette répartition n’est pas communiqué à ce stade.

Deux scénarios d’investissement à partir des montants communiqués
ScénarioInvestissement annoncéLecture du choix
Bassin sans abri1,4 million d’eurosLa réalisation du bassin, de ses accès et de ses équipements de fonctionnement prévus.
Bassin avec option abri au montant maximal annoncéJusqu’à 1,85 million d’eurosUn investissement accru d’environ 450 000 €, à mettre en regard des jours et créneaux d’ouverture réellement gagnés.

Selon les éléments présentés, le financement doit être en partie soutenu par des subventions de l’État et les financements nécessaires seraient contractés au nom de la base de loisirs. Le conseil départemental met aussi en avant une hausse des recettes d’activité du site, passées de 340 000 euros en 2022 à 550 000 euros en 2025. Cette progression ne préjuge pas, à elle seule, de l’équilibre économique futur de la piscine : une infrastructure aquatique se juge sur son investissement, mais aussi sur ses dépenses annuelles d’énergie, de traitement de l’eau, d’entretien et d’encadrement.

Un calendrier serré jusqu’à la livraison annoncée en juin 2027

Le calendrier prévisionnel organise le projet sur un peu plus d’un an, depuis la maîtrise d’œuvre jusqu’à la réception du chantier. Il distingue les phases indispensables à une opération publique : définition technique, choix du concepteur, consultation des entreprises, travaux et livraison.

  1. Attribuer la maîtrise d’œuvre en février 2026. Cette phase doit permettre de traduire le programme en plans, prescriptions techniques et estimation affinée.
  2. Sélectionner les entreprises à partir de juillet 2026. Le projet prévoit ensuite une consultation à l’automne et la notification des marchés de travaux.
  3. Lancer le chantier en janvier 2027. Terrassements, structure du bassin, réseaux hydrauliques, traitement de l’eau et aménagements extérieurs devront s’enchaîner dans un calendrier court.
  4. Viser une livraison à la mi-juin 2027. La livraison annoncée marque l’objectif de fin de travaux ; la mise à disposition effective du public dépendra ensuite des opérations de réception, de mise en service et d’organisation de l’exploitation.

Pour les futurs usagers, la date la plus utile sera celle de l’ouverture effective, avec les horaires, tarifs, règles d’accès et créneaux réservés aux écoles. Ces informations ne figurent pas encore dans le programme communiqué. Elles conditionneront pourtant le niveau de service réel pour les habitants, les familles et les structures éducatives.

Ce qu’il faudra suivre avant l’ouverture

La construction d’un bassin est une étape ; l’exploitation est l’autre moitié du projet. Une piscine publique doit disposer d’une organisation de surveillance, de procédures d’hygiène, d’un suivi régulier de la qualité de l’eau et d’un plan de maintenance de ses installations. Les usagers ont également besoin d’informations concrètes : périodes d’ouverture, conditions d’accès des personnes à mobilité réduite, créneaux de nage libre, modalités d’accueil des groupes et conduite à tenir en cas de météo dégradée.

Dans le cas de Saint-Nicolas-de-la-Grave, plusieurs paramètres restent donc à préciser : le choix ou non de l’abri, sa nature exacte, le financement final, le mode de gestion de l’équipement et les conditions de fréquentation. Le projet répond déjà à une attente forte après la fermeture de l’ancien bassin. Sa réussite se mesurera à la continuité des créneaux scolaires, à la qualité d’accueil des débutants et à la capacité du site à rester accessible au-delà des seules journées de plein été.

Le bon indicateur pour juger l’option abri

Avant de comparer seulement le surcoût de construction, une collectivité a intérêt à chiffrer les heures d’ouverture supplémentaires réellement envisageables, leur fréquentation attendue et leurs charges d’exploitation. C’est ce rapport entre service rendu et coût annuel qui donne sa valeur à une couverture.

Questions fréquentes

Quand la nouvelle piscine de Saint-Nicolas-de-la-Grave doit-elle ouvrir ?

La livraison du bassin est annoncée pour la mi-juin 2027. Cette échéance correspond à la fin prévisionnelle du chantier. La date exacte d’ouverture au public n’est pas indiquée : elle dépendra notamment des opérations de réception, de mise en service des équipements, de l’organisation de la surveillance et de la publication des horaires.

Quelle sera la taille de la future piscine de Saint-Nicolas-de-la-Grave ?

Le projet prévoit un bassin carré de 15 mètres sur 15, soit 225 m² de surface d’eau. La zone principale doit présenter une profondeur uniforme de 1,30 mètre sur 12 mètres. Une rampe de 3 mètres, annoncée à 40 centimètres de profondeur, doit permettre une entrée plus progressive dans l’eau.

La piscine sera-t-elle couverte toute l’année ?

Ce n’est pas arrêté à ce stade. Une tranche optionnelle permettant de couvrir le bassin est étudiée, pour un montant pouvant atteindre 450 000 euros. Le type de couverture n’est pas précisé. Même si l’option est retenue, une ouverture annuelle nécessiterait aussi un budget et une organisation adaptés au chauffage, à la ventilation, à l’entretien et à la surveillance.

Quel est le budget de la nouvelle piscine ?

Le coût de construction annoncé est de 1,4 million d’euros, hors option de couverture. Si l’abri était retenu à son montant maximal annoncé, l’investissement total pourrait atteindre 1,85 million d’euros. Ces sommes concernent une infrastructure publique complète et ne constituent pas un prix de référence directement comparable à celui d’une piscine privée.

La piscine sera-t-elle adaptée aux cours de natation scolaire ?

C’est l’un des objectifs centraux du programme. La collectivité prévoit de pouvoir accueillir plus de 55 élèves à la fois, avec cinq couloirs de nage annoncés, une rampe d’accès progressive et une eau chauffée à au moins 24 °C entre début juin et fin septembre. Les créneaux exacts réservés aux écoles restent à préciser.

La rédaction de Piscine.fm

Journalistes et spécialistes de l'univers de la piscine, nous vérifions chaque chiffre, chaque norme et chaque protocole avant publication.