Entretien & Traitement de l'eau
Pool Pro Time ouvre ses Grandes Histoires avec Richard Chouraqui
Le podcast Pool Pro Time inaugure sa série « Grandes Histoires » avec Richard Chouraqui, présenté comme une figure historique du secteur. Au-delà du récit professionnel, cet épisode invite à relire les mutations de la piscine française : traitement de l’eau, exigences sanitaires, sécurité et transmission des savoir-faire.
L’essentiel
- Pool Pro Time inaugure « Grandes Histoires » avec Richard Chouraqui, présenté par l’émission comme fondateur d’Hydrochim et acteur historique de la profession.
- Le traitement efficace repose sur une chaîne complète : filtration, équilibre du TAC à 80–120 ppm, pH généralement visé entre 7,0 et 7,4, puis désinfection.
- La règle empirique de filtration consiste à prévoir un temps quotidien proche de la température de l’eau divisée par deux, à adapter au bassin et à la fréquentation.
- Une piscine privée doit être pilotée par des mesures régulières : corriger sans analyser le pH, le TAC et le désinfectant conduit souvent à des surdosages inutiles.
- Pour les piscines privées concernées, un dispositif de sécurité normalisé est obligatoire ; il complète la surveillance et ne la remplace jamais.
Le podcast Pool Pro Time lance « Grandes Histoires », une série d’entretiens consacrée aux parcours qui ont accompagné la structuration du monde de la piscine et du spa. Son premier invité, Richard Chouraqui, est présenté par l’émission comme le fondateur d’Hydrochim et comme un acteur engagé de longue date dans la profession.
L’intérêt d’un tel témoignage dépasse le portrait d’entrepreneur. L’histoire de la piscine française est aussi celle d’un équipement progressivement démocratisé, devenu plus technique, plus réglementé et plus exigeant sur la qualité de l’eau. Pour un particulier comme pour un professionnel, revenir sur ces évolutions permet surtout de comprendre ce qui ne se négocie pas : une filtration adaptée, une eau équilibrée, des équipements entretenus et des conseils correctement transmis.
7,0–7,4
plage de pH généralement visée en piscine privée
1–2 mg/L
chlore libre couramment recherché en bassin privé
80–120 ppm
repère habituel pour le TAC d’une eau équilibrée
eau ÷ 2
règle empirique des heures de filtration quotidiennes
Une série pour relier les parcours humains à l’évolution du métier
Selon la présentation de Pool Pro Time, « Grandes Histoires » donne la parole à des personnalités ayant marqué le secteur. Richard Chouraqui y revient sur son itinéraire, sur le développement d’Hydrochim et sur son implication au sein de la chambre syndicale de la piscine. L’émission évoque également une histoire professionnelle couvrant plus de 65 ans dans l’univers de la piscine.
Ce type de récit a une utilité concrète : les choix techniques actuels n’apparaissent pas par hasard. La généralisation des analyses d’eau, l’amélioration des systèmes de filtration, la progression des automatismes et l’encadrement de la sécurité sont le résultat d’une professionnalisation progressive. À l’échelle d’un bassin, ces évolutions se traduisent par une eau plus stable, une maintenance mieux comprise et des responsabilités mieux identifiées.
Ce que raconte aussi l’histoire d’un bassin
Une piscine n’est pas seulement une structure et un revêtement. Sa pérennité dépend d’un système complet : hydraulique, filtration, désinfection, équilibre de l’eau, protection du bassin et qualité de l’accompagnement lors de la mise en route.
Du bassin d’agrément à un équipement technique à entretenir
Le marché des piscines privées a changé de dimension au fil des décennies, notamment avec la diffusion de solutions constructives plus accessibles, dont les piscines en kit. Mais une piscine reste un volume d’eau en mouvement, exposé à la chaleur, aux baigneurs, aux pollens, aux feuilles et aux micro-organismes. La simplification de l’achat ne doit donc jamais être confondue avec une simplification de l’entretien.
Le point de bascule se situe souvent dans la perception du traitement : ajouter un désinfectant ne suffit pas. Pour agir correctement, ce produit a besoin d’une eau dont les paramètres sont cohérents. Le pH conditionne son efficacité, le TAC amortit les variations de pH et la filtration retire une grande partie des impuretés avant même l’action chimique. Ces fondamentaux concernent tous les bassins, quel que soit leur mode de traitement.
| Paramètre ou action | Repère pratique | Pourquoi c’est déterminant |
|---|---|---|
| pH | En général 7,0 à 7,4 | Un pH trop haut réduit l’efficacité du chlore et favorise les dépôts ; trop bas, il peut devenir inconfortable et corrosif. |
| TAC | Souvent 80 à 120 ppm | Il stabilise le pH et évite les corrections répétées, souvent coûteuses et peu efficaces. |
| Chlore libre | Souvent 1 à 2 mg/L en piscine privée | Il désinfecte l’eau, sous réserve d’un pH et d’une filtration compatibles. |
| Filtration | Règle indicative : température de l’eau divisée par 2, en heures par jour | Elle capte les particules et limite les conditions favorables au développement des algues. |
| Analyses | Au moins une à deux fois par semaine en période d’usage | Elles permettent de corriger une dérive avant que l’eau ne devienne trouble ou verte. |
Ces valeurs sont des repères pour une piscine familiale. Elles ne remplacent ni les recommandations du fabricant des produits employés ni les obligations propres aux établissements recevant du public, dont le suivi sanitaire est encadré par des règles spécifiques.
La qualité de l’eau : une chaîne, pas un produit miracle
Le récit d’un professionnel du traitement de l’eau rappelle une évidence parfois oubliée : la désinfection est l’aboutissement d’une chaîne. Lorsqu’une eau se dégrade, remplacer ou surdoser le produit de traitement est rarement la première réponse pertinente. Il faut d’abord identifier la cause : filtration insuffisante, pH mal réglé, filtre encrassé, fréquentation inhabituelle, température élevée ou présence excessive de matières organiques.
- Observer l’eau et les équipements. Vérifier la transparence, la couleur, les parois, le préfiltre de pompe, la pression du filtre et le temps réel de fonctionnement de la filtration.
- Mesurer avant de corriger. Contrôler a minima le pH, le désinfectant et le TAC avec un appareil ou des réactifs adaptés. Une correction sans mesure risque d’accentuer le déséquilibre.
- Rétablir l’équilibre dans le bon ordre. Ajuster d’abord le TAC s’il est très éloigné de sa plage cible, puis le pH, avant d’adapter le traitement désinfectant.
- Filtrer et nettoyer. Brosser les zones où les dépôts s’accrochent, retirer les débris, nettoyer le panier de skimmer et réaliser le lavage du filtre selon son encrassement.
- Contrôler de nouveau. Après un délai compatible avec la circulation d’eau et le produit utilisé, effectuer une nouvelle analyse plutôt que de multiplier les ajouts.
Le piège des corrections en cascade
Un pH instable provient fréquemment d’un TAC trop bas. Ajouter alternativement du pH plus et du pH moins sans traiter cette cause entraîne une consommation inutile de produits et rend l’eau plus difficile à piloter.
Ce que la transmission change pour les propriétaires et les professionnels
Dans l’entretien présenté par Pool Pro Time, Richard Chouraqui insiste notamment sur la transmission du savoir-faire, le respect du client et la coopération entre professionnels. Ces principes répondent à une difficulté très actuelle : l’automatisation rend la conduite d’un bassin plus confortable, mais elle ne dispense pas de comprendre les indicateurs de base.
Un électrolyseur au sel produit du chlore ; une pompe doseuse ajuste un paramètre ; un coffret connecté envoie une alerte. Aucun de ces équipements ne remplace une hydraulique bien dimensionnée, un filtre entretenu et une analyse fiable. Pour le propriétaire, un bon accompagnement commence donc par une remise d’informations lisible : plan du local technique, consignes d’entretien, produits compatibles, gestes d’hivernage et coordonnées d’un interlocuteur compétent.
Ce qu’apporte une installation automatisée
- Des corrections plus régulières lorsque les sondes sont correctement étalonnées.
- Un gain de temps pour programmer filtration, traitement et chauffage.
- Une meilleure traçabilité des alertes et des valeurs relevées sur les systèmes connectés.
Ce que cela ne résout pas seul
- Une sonde sale ou mal calibrée peut piloter une mauvaise correction.
- Le nettoyage du bassin, du filtre et des paniers reste indispensable.
- Un équipement mal installé ou mal réglé ne compense pas un défaut hydraulique.
Normes et responsabilités : la professionnalisation par les règles
La montée des exigences réglementaires fait partie des transformations évoquées dans la présentation de l’épisode. Pour les piscines privées enterrées ou semi-enterrées non closes, la sécurité est une obligation : le propriétaire doit disposer d’au moins un dispositif normalisé, conformément à l’article L.134-1 du code de la construction et de l’habitation. Les quatre familles admises correspondent aux normes NF P90-306 à NF P90-309 : barrières, alarmes, couvertures de sécurité et abris.
Cette obligation ne supprime jamais la surveillance active. Elle vise à réduire le risque d’accès non prévu au bassin, notamment pour les jeunes enfants, mais ne doit pas être considérée comme une garantie absolue. De la même manière, une eau claire n’est pas automatiquement une eau saine : elle doit être filtrée, analysée et traitée avec régularité.
Sécurité : une obligation distincte du traitement de l’eau
La conformité d’une barrière, d’une alarme, d’une couverture ou d’un abri répond à une obligation de sécurité. Elle ne remplace ni les règles de surveillance, ni l’entretien, ni la vérification de l’état des équipements.
Les enjeux durables : moins de gaspillage, plus de maîtrise
Les préoccupations environnementales citées dans le cadre de cette nouvelle série imposent de dépasser les solutions spectaculaires. Une piscine plus sobre n’est pas nécessairement celle qui change le plus souvent d’équipement ; c’est d’abord celle dont le fonctionnement est mesuré et cohérent. Une fuite détectée tôt, un temps de filtration ajusté à la température, une couverture limitant l’évaporation et un filtre nettoyé au bon moment réduisent les consommations inutiles.
Le lavage d’un filtre, par exemple, ne doit être ni oublié ni effectué mécaniquement chaque semaine. Trop espacé, il dégrade le débit et la qualité de filtration ; trop fréquent, il consomme inutilement de l’eau. L’indicateur le plus utile reste la pression relevée après nettoyage : lorsque la pression augmente sensiblement par rapport à cette valeur de référence, le filtre demande généralement une intervention. Les consignes du fabricant du filtre restent la référence pour la méthode et la fréquence.
Pourquoi écouter les récits de métier reste utile aujourd’hui
« Grandes Histoires » entend remettre les personnes et les expériences au centre d’un secteur souvent réduit à ses équipements. L’épisode inaugural consacré à Richard Chouraqui apporte, d’après sa présentation, un regard sur les étapes qui ont construit la piscine moderne : de l’essor des bassins privés à l’attention grandissante portée au traitement de l’eau, aux normes et à la formation.
Pour les particuliers, la leçon est simple : choisir un bassin ou un équipement n’est que le début du projet. La qualité dans la durée dépend d’un entretien compris, d’un suivi régulier et de conseils adaptés au volume, au revêtement, au système de filtration et aux usages réels. Pour les professionnels, les récits de pionniers rappellent qu’innovation et confiance du client avancent ensemble.
Questions fréquentes
Qui est Richard Chouraqui dans le secteur de la piscine ?
Richard Chouraqui est présenté par Pool Pro Time comme le fondateur de la société Hydrochim et comme une personnalité engagée de longue date dans le secteur français de la piscine. Le podcast indique également qu’il a participé à la vie collective de la profession, notamment au sein de la chambre syndicale de la piscine. Son entretien ouvre la série « Grandes Histoires ».
Quel pH faut-il viser dans une piscine privée ?
Pour une piscine privée traitée au chlore, une plage de pH comprise entre 7,0 et 7,4 constitue un repère courant. Dans cette zone, l’eau est généralement plus confortable et le chlore conserve une bonne efficacité. Il faut toutefois vérifier les préconisations liées au traitement utilisé et s’assurer que le TAC est correct avant de multiplier les corrections de pH.
Combien d’heures faut-il filtrer une piscine par jour ?
La règle pratique la plus répandue consiste à diviser la température de l’eau par deux pour obtenir une durée indicative de filtration quotidienne. Une eau à 28 °C conduit donc à environ 14 heures de filtration. Ce n’est pas une prescription universelle : volume, fréquentation, exposition, couverture, puissance hydraulique et épisodes de forte chaleur peuvent imposer un ajustement.
Pourquoi mon pH de piscine remonte-t-il sans arrêt ?
Un pH qui varie constamment peut révéler un TAC insuffisant ou mal équilibré, car ce paramètre joue un rôle de tampon. L’aération de l’eau, notamment avec certains équipements, peut aussi favoriser une hausse du pH. Avant d’ajouter répétitivement du pH moins, il faut mesurer le TAC, contrôler le fonctionnement de la filtration et corriger les paramètres dans le bon ordre.
Une alarme de piscine suffit-elle pour être en sécurité ?
Une alarme conforme peut constituer l’un des dispositifs de sécurité exigés pour les piscines privées concernées, mais elle ne remplace jamais la vigilance d’un adulte. Comme une barrière, une couverture ou un abri, elle réduit le risque d’accès non prévu au bassin. La surveillance pendant la baignade, le rangement des jouets flottants et la connaissance des gestes de secours restent essentiels.