Piscines publiques & Territoires
Nouvelle piscine de Dinard : le projet en sept repères
Le projet de nouvelle piscine de Dinard, envisagé près du Cosec, prévoit deux bassins de 25 mètres, un espace bien-être et 150 places de stationnement. Calendrier, financement, accès à la natation : ce que l’on sait, et les points à surveiller avant une livraison alors visée début 2029.
L’essentiel
- Le programme annoncé fin 2024 comprend deux bassins de 25 m, l’un couvert, l’autre extérieur, ainsi qu’un espace bien-être.
- Le calendrier alors communiqué vise un démarrage des travaux au premier semestre 2027 et une livraison au début de 2029.
- Le budget prévisionnel atteint environ 10 M€, parking de 150 places inclus ; le financement définitif reste à préciser.
- 140 000 entrées annuelles sont visées, contre 20 000 usagers de l’ancienne piscine : un objectif à confirmer en exploitation.
À Dinard, un projet de piscine pensé à l’échelle de plusieurs communes
Dinard prépare le remplacement ou le renouvellement de son offre de baignade publique par un nouvel équipement aquatique situé à proximité du complexe sportif du Cosec. Le projet, tel qu’il a été présenté fin 2024, associe les besoins de Dinard et ceux des communes de Saint-Lunaire, Saint-Briac, Lancieux et Tréméreuc. L’enjeu ne se résume donc pas à créer un lieu de loisirs : une piscine publique sert aussi à l’apprentissage de la nage, aux séances scolaires, à la pratique sportive, aux activités pour les seniors et à l’accueil des visiteurs.
Le programme annoncé repose sur deux bassins de 25 mètres, dont un couvert et un extérieur, complétés par un espace bien-être. La fréquentation annuelle visée atteint 140 000 entrées, contre 20 000 usagers pour l’ancienne piscine selon les éléments communiqués. Cet objectif représente un changement d’échelle considérable : il suppose une offre suffisamment lisible, des créneaux adaptés aux scolaires comme au grand public, et une organisation solide en matière d’accueil, de surveillance et de maintenance.
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bassins de 25 mètres annoncés
140 000
entrées annuelles visées
10 M€
budget prévisionnel annoncé
150
places de stationnement prévues
Un calendrier à lire avec prudence
Les dates évoquées dans le projet sont prévisionnelles et proviennent des annonces faites fin 2024. Elles ne valent ni confirmation d’ouverture ni information actualisée sur l’avancement du chantier. Pour les horaires, tarifs ou modalités d’accès, il faudra attendre une communication officielle de la collectivité à l’approche de la mise en service.
Deux bassins de 25 mètres : ce que ce choix peut apporter
La présence d’un bassin couvert de 25 mètres donne à une piscine municipale la possibilité de fonctionner toute l’année, y compris pour les cours scolaires et les clubs. Le bassin extérieur, lui aussi annoncé à 25 mètres, répond davantage aux usages de plein air et à l’attractivité estivale. Les dimensions communiquées permettent d’identifier la longueur des bassins, mais pas encore leur largeur, leur profondeur, leur nombre de lignes d’eau ni les équipements spécifiques qui seront retenus.
Ces précisions compteront pour les futurs usagers. Un bassin de 25 mètres peut accueillir des cours, de la nage libre et des séances d’aquagym, mais la cohabitation est plus ou moins confortable selon le nombre de couloirs, les créneaux réservés et la présence éventuelle d’un espace peu profond. Pour les familles, la question déterminante sera celle d’un éventuel espace d’apprentissage ou de jeu ; ce point ne figure pas dans le programme connu.
Ce qu’apporte un duo intérieur-extérieur
- Une continuité de service en toute saison grâce au bassin couvert.
- Une offre de baignade de plein air susceptible d’élargir l’usage en période estivale.
- La possibilité de mieux répartir, selon les créneaux, nage sportive, apprentissage et loisirs.
Ce que ce choix exige
- Des coûts d’exploitation et de maintenance à maîtriser sur deux espaces aquatiques.
- Une organisation précise des équipes de surveillance, de nettoyage et d’accueil.
- Un planning public clair pour éviter que les créneaux scolaires ou associatifs ne rendent l’accès illisible.
L’espace bien-être annoncé peut compléter le modèle économique et élargir les publics, notamment hors vacances scolaires. Son contenu reste toutefois à définir : sauna, hammam, balnéothérapie, zone de repos ou autres installations ne peuvent pas être présumés tant que le projet architectural détaillé n’a pas été publié.
Calendrier : 2027 correspond au démarrage envisagé des travaux
Le projet a été engagé par un concours d’architectes. Les premières étapes annoncées distinguent bien la conception, le choix de l’équipe retenue, le lancement du chantier et la livraison. Pour les habitants, la nuance est essentielle : le premier semestre 2027 correspond au démarrage des travaux envisagé, non à l’ouverture au public. La livraison était alors visée au début de l’année 2029, sous réserve des études, des autorisations, des marchés et du déroulement du chantier.
| Étape | Échéance évoquée | Ce qu’elle permet |
|---|---|---|
| Première esquisse | Février 2025 | Donner une traduction architecturale au programme et comparer les propositions. |
| Choix du lauréat du concours | Juin 2025 | Retenir l’équipe chargée de développer le projet, si le calendrier est respecté. |
| Début des travaux | Premier semestre 2027 | Engager la phase de construction, après les études et procédures nécessaires. |
| Livraison visée | Début 2029 | Préparer les essais techniques, le recrutement et l’ouverture au public. |
Le bon indicateur avant toute projection
Une date de livraison ne suffit pas à prévoir une ouverture. Entre la fin des travaux et les premières entrées, un centre aquatique doit passer des essais de traitement d’eau, de sécurité et d’exploitation. Le calendrier réellement utile est celui qui annoncera une date d’ouverture, des horaires et une grille tarifaire.
Un budget annoncé à 10 millions d’euros, mais un coût à suivre dans la durée
Le budget prévisionnel communiqué s’élève à environ 10 millions d’euros. Il inclut des dépenses annexes, notamment la création d’un parking de 150 places. La municipalité espérait que des subventions réduiraient le reste à charge à une somme comprise entre 8 et 9 millions d’euros ; le soutien de l’intercommunalité devait également être sollicité. Ces montants restent des prévisions de projet, non un bilan définitif de financement.
Pour une piscine publique, l’investissement initial n’est qu’une partie de l’équation. L’exploitation pèse durablement sur le budget d’une collectivité : chauffage de l’eau et des locaux, ventilation, électricité, renouvellement de l’eau, produits de traitement, personnel de surveillance, agents d’accueil, entretien des installations et renouvellement des équipements techniques. Selon la municipalité, l’ancienne piscine présentait déjà un déficit structurel proche d’un million d’euros par an.
| Indicateur | Information annoncée | Pourquoi il faut le distinguer |
|---|---|---|
| Coût de construction prévisionnel | Environ 10 M€ | Il couvre le projet et certains aménagements, dont le parking annoncé. |
| Reste à charge espéré | Entre 8 et 9 M€ | Il dépend des subventions effectivement obtenues et des participations retenues. |
| Déficit de l’ancienne piscine | Près de 1 M€ par an | Il renseigne sur l’enjeu d’exploitation, distinct du coût du chantier. |
Le vrai sujet : le coût sur plusieurs décennies
Le prix d’un équipement aquatique se juge autant sur sa capacité à limiter les consommations d’énergie et les besoins de maintenance que sur son enveloppe de construction. Les futurs choix de chauffage, de récupération de chaleur, de couverture des bassins et de pilotage technique seront donc déterminants pour les finances publiques.
Deux sites étudiés près du Cosec, sans choix final annoncé
Deux implantations étaient envisagées : le terrain de football situé derrière le collège Le Bocage, ou une emprise au-dessus des terrains de basket au sud du Cosec. Le choix n’était pas arrêté dans les informations communiquées. Il dépendra notamment des études d’impact, de la faisabilité technique et des décisions des élus.
L’emplacement d’une piscine publique conditionne très concrètement son usage. Une proximité avec les équipements sportifs facilite les déplacements des clubs et des scolaires, mais elle peut aussi concentrer les flux automobiles à certains horaires. Le parking de 150 places répond à une part de ce besoin ; il ne remplace pas une réflexion sur les cheminements piétons, les vélos, les personnes à mobilité réduite, les déposes-minute et la desserte depuis les communes partenaires.
Les riverains et futurs usagers auront intérêt à suivre trois éléments lors de la présentation du projet définitif : le plan d’accès, les solutions de stationnement et les horaires prévisionnels. Une piscine accessible ne se mesure pas seulement à la présence d’un bassin, mais aussi à la facilité de s’y rendre et d’y entrer à des heures compatibles avec la vie quotidienne.
Une piscine publique est aussi un établissement sanitaire et sportif
La qualité architecturale ne suffit pas à faire fonctionner un centre aquatique. Une piscine ouverte au public doit assurer une eau conforme aux règles sanitaires, avec une filtration et un traitement continus, des contrôles réguliers et un suivi par les autorités sanitaires. Elle doit également organiser la surveillance des baignades par du personnel qualifié, prévoir des procédures d’évacuation et rendre les espaces aussi sûrs que possible pour les différents publics.
Le bassin couvert devra concilier confort thermique, renouvellement de l’air et maîtrise de l’humidité. C’est un point technique majeur : une ventilation insuffisante dégrade le confort des nageurs, favorise la condensation et accélère le vieillissement du bâtiment. À l’extérieur, la protection au vent, l’ombre, les plages, les vestiaires et la lisibilité des circulations pèsent tout autant sur l’expérience des usagers que la seule longueur du bassin.
Une obligation de service public
Pour les écoles, la valeur d’une piscine tient largement à la régularité des créneaux disponibles. Un nouvel équipement n’améliore l’apprentissage de la nage que si les établissements peuvent y accéder dans des conditions de transport, de durée de séance et de sécurité compatibles avec les programmes scolaires.
Comment se préparer utilement avant l’ouverture
Les informations les plus attendues — tarifs, abonnements, horaires, règlements intérieurs, créneaux scolaires et associatifs — ne sont pas encore détaillées dans le projet présenté. Mieux vaut éviter de s’appuyer sur les pratiques de l’ancienne piscine ou sur des rumeurs locales. Lorsque l’ouverture approchera, quelques vérifications permettront de choisir son créneau et son abonnement sans mauvaise surprise.
- Vérifier la date d’ouverture officielle. Distinguer l’annonce de fin de chantier, la période d’essais et le premier jour d’accès au public.
- Lire les horaires par type d’usage. Une piscine peut proposer des plages différentes pour la nage libre, les familles, les associations, les écoles et les activités encadrées.
- Comparer les formules de fréquentation. Entrée unitaire, carte, abonnement ou activités encadrées ne répondent pas au même besoin ; le meilleur choix dépend de la fréquence réelle de venue.
- Anticiper l’équipement demandé. Bonnet, slip ou boxer de bain, casier, jeton, matériel de nage et règles d’hygiène doivent être confirmés dans le règlement du futur établissement.
- Prévoir l’accès. Repérer à l’avance le stationnement, les itinéraires à pied ou à vélo et les conditions d’accessibilité, particulièrement aux heures de sortie des écoles et des activités sportives.
Ce que les habitants doivent retenir du projet
La future piscine de Dinard se dessine comme un équipement intercommunal de fait, dimensionné pour une fréquentation bien supérieure à celle de l’ancienne installation. Les deux bassins de 25 mètres et l’espace bien-être constituent une ambition claire, mais plusieurs choix restent décisifs : l’implantation exacte, le financement final, le niveau d’équipement du projet retenu et surtout l’organisation quotidienne des créneaux.
La livraison était envisagée au début de 2029 dans le calendrier communiqué fin 2024. D’ici là, la qualité du projet se mesurera moins à une image d’architecture qu’à sa capacité à accueillir durablement les enfants, les nageurs réguliers, les associations, les familles et les habitants des communes voisines, sans rendre son fonctionnement hors de portée des finances locales.
Questions fréquentes
Quand doit ouvrir la nouvelle piscine de Dinard ?
Selon le calendrier prévisionnel communiqué fin 2024, les travaux devaient démarrer au premier semestre 2027 et la livraison était visée au début de 2029. Cette dernière date ne constitue pas à elle seule une date d’ouverture au public : des essais techniques, sanitaires et organisationnels sont nécessaires avant l’accueil des premiers nageurs.
Où sera construite la future piscine de Dinard ?
Deux emplacements étaient étudiés : le terrain de football derrière le collège Le Bocage et une zone située au-dessus des terrains de basket, au sud du Cosec. Aucun choix définitif n’était indiqué dans les informations présentées. Les études de faisabilité, d’impact et les décisions des élus doivent départager ces deux options.
Quels bassins sont prévus dans la nouvelle piscine de Dinard ?
Le programme annoncé prévoit deux bassins de 25 mètres : un bassin intérieur et un bassin extérieur. Un espace bien-être est également envisagé. Les informations disponibles ne précisent pas encore le nombre de lignes d’eau, les profondeurs, l’existence d’une pataugeoire ou d’un bassin d’apprentissage, ni le détail des équipements bien-être.
Quel est le budget de la piscine de Dinard ?
L’enveloppe prévisionnelle annoncée est d’environ 10 millions d’euros, avec notamment la création d’un parking de 150 places. La municipalité espérait ramener le reste à charge entre 8 et 9 millions d’euros grâce à des subventions et à une participation intercommunale. Ces montants sont des estimations de projet, susceptibles d’évoluer.
Quels seront les tarifs et les horaires de la piscine de Dinard ?
Les horaires, tarifs, abonnements et créneaux réservés aux scolaires ou aux associations ne figuraient pas dans les éléments de présentation du projet. Ils devront être communiqués avant l’ouverture par la collectivité gestionnaire. Il sera utile de vérifier séparément les horaires de nage libre, les activités encadrées et les conditions d’accès au bassin extérieur.