pH Outil gratuit
Diagnostiquer l’équilibre de votre eau
Une eau claire tient à quatre paramètres qui se corrigent dans un ordre précis. Se tromper d’ordre, c’est ajouter du produit sans résultat. Entrez vos mesures : le diagnostic vous dit quoi corriger, et dans quel ordre.
Vous ne le connaissez pas ? Calculez-le ici.
Cible : 7,0 à 7,4
Cible : 1 à 2 mg/L (jusqu’à 3 par forte chaleur)
Cible : 80 à 120 ppm
Cible : 200 à 350 ppm
Cible : 30 à 50 mg/L — au-delà de 75, le chlore est bridé
Diagnostic
À corriger
Plan d’action, dans l’ordre
Les quantités sont des ordres de grandeur, calculés pour votre volume. Ajoutez toujours le produit dilué, pompe en marche, devant une buse de refoulement, puis attendez 6 à 12 heures avant de retester.
Ne jamais mélanger
Ne mélangez jamais deux produits d’entretien entre eux, ni dans un seau ni dans le skimmer. Le chlore et le pH moins, en particulier, dégagent des vapeurs toxiques au contact. Chaque produit s’ajoute séparément, dilué dans un grand volume d’eau, à plusieurs heures d’intervalle.
Les quatre paramètres, et ce qu’ils commandent
| Paramètre | Plage cible | Si trop bas | Si trop haut |
|---|---|---|---|
| pH | 7,0 – 7,4 | Eau corrosive, irritations, liner attaqué | Chlore inefficace, calcaire, eau trouble |
| Chlore libre | 1 – 2 mg/L | Algues, bactéries, eau qui vire | Odeur, irritations, usure des équipements |
| TAC | 80 – 120 ppm | pH instable, en dents de scie | pH bloqué haut, dépôts calcaires |
| Dureté (TH) | 200 – 350 ppm | Eau agressive pour les joints et le béton | Entartrage du filtre et de la PAC |
| Stabilisant | 30 – 50 mg/L | Chlore consommé par les UV en quelques heures | Chlore bloqué : seul le renouvellement d’eau aide |
Pourquoi l’ordre des corrections change tout
- Le TAC d’abord. Il sert d’amortisseur. Tant qu’il est hors plage, le pH corrigé reviendra à sa position initiale en quelques jours, et vous consommerez du produit pour rien.
- Le pH ensuite. Il conditionne l’efficacité du chlore : à pH 8,0, une part importante du désinfectant présent ne travaille plus.
- Le désinfectant enfin. Une fois le pH en place, le chlore retrouve son plein pouvoir, et les quantités nécessaires chutent.
- Dureté et stabilisant en surveillance. Ils évoluent lentement ; un contrôle mensuel suffit, sauf après un renouvellement d’eau important.
Le geste qui fait gagner du temps
Prélevez toujours l’échantillon au même endroit, à 40 cm sous la surface, loin des buses de refoulement et du skimmer, et jamais juste après un ajout de produit. Une mesure prise en surface ou près d’une buse peut afficher un écart de plusieurs dixièmes de pH.
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Questions fréquentes
Quel est le bon pH pour une piscine ?
La plage de référence se situe entre 7,0 et 7,4, avec un optimum autour de 7,2. Au-dessus de 7,6, le chlore perd une grande partie de son pouvoir désinfectant et le calcaire se dépose. En dessous de 6,8, l’eau devient corrosive pour le liner, les joints et les pièces métalliques, et elle irrite la peau et les yeux.
Dans quel ordre corriger les paramètres ?
Toujours le TAC en premier, car il stabilise le pH : sans TAC correct, le pH repart aussitôt. On ajuste ensuite le pH, puis seulement après le désinfectant. Enfin on regarde la dureté calcique et le stabilisant. Corriger le pH avant le TAC est l’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse en produits.
Qu’est-ce que le TAC et pourquoi est-il déterminant ?
Le TAC, ou titre alcalimétrique complet, mesure la teneur en carbonates et bicarbonates. Il joue le rôle d’amortisseur du pH : un TAC compris entre 80 et 120 ppm empêche le pH de partir dans tous les sens. Un TAC trop bas rend le pH instable ; un TAC trop haut le bloque en position haute et favorise les dépôts calcaires.
À quoi sert le stabilisant, et pourquoi peut-il poser problème ?
Le stabilisant, ou acide cyanurique, protège le chlore des ultraviolets et lui évite de se dissiper en quelques heures au soleil. Il est utile entre 30 et 50 mg/L. Au-delà de 75 mg/L, il « bloque » le chlore, qui devient nettement moins actif malgré des taux mesurés corrects. Seul un renouvellement partiel de l’eau fait baisser le stabilisant.
À quelle fréquence tester son eau ?
En été, testez le pH et le chlore deux à trois fois par semaine, et après chaque événement marquant : orage, canicule, forte fréquentation, traitement choc. Le TAC et la dureté peuvent être contrôlés une fois par mois. Les bandelettes suffisent pour un suivi de routine ; une trousse colorimétrique ou un testeur électronique donne des valeurs plus fiables.